Publié le samedi 14 mars 2009

Saguenay-Lac-St-Jean
Accident de motoneige mortel

14 03 2009

( Agence QMI - Stéphane Dion ) - Un motoneigiste a perdu la vie la nuit dernière, à Saguenay.

La victime, qui traversait le chemin Grande-Anse dans le secteur de La Baie, a été frappée violemment par un automobiliste qui circulait en direction sud.

«Lors de leur arrivée, les policiers ont utilisé un défibrillateur pour tenter de réanimer le conducteur mais en vain», raconte le sergent Karl Tremblay du Service de police de Saguenay.

L’homme dans la trentaine a été transporté au Centre hospitalier de La Baie, où son décès a été constaté. Le conducteur de l’autre véhicule a également été conduit à l’hôpital mais sa vie ne serait pas en danger.





1 Commentaire :

Commentaire écrit le mardi 17 mars 2009 à 20:43:05 (lien)
Anonyme PPP
Premièrement, c'est la motoneige qui a frappé VIOLAMENT!!! l'automobile, vous devriez prendre vos informations au près de sources fiable.. J'étais sur les lieux et j'ai TOUT vue!!! Vous ne savez pas de quoi vous parler!!!!! La conductrice et les passagers ont été conduit à l'hôpital, avec blessures mineures!!!! Tu savais tu que le gars qui chauffait la motoneige était bin soul!!!


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Levée de fonds
Deux concerts pour aider les victimes des feux en Australie

14 03 2009

( LCN avec Associated Press ) - À Sydney et à Melbourne, deux concerts rock ont attiré des foules importantes samedi afin de ramasser des fonds pour les victimes des feux de forêt et des inondations qui ont dévasté le pays ces dernières semaines.

Le groupe britannique Coldplay était en tête d'affiche à Sydney. À Melbourne, le band australien Jet et les Américains Kings of Leon étaient en vedette.

L'État de Victoria a été le plus touché par les feux. Plus de 180 personnes ont perdu la vie et 7 000 autres se retrouvent à la rue. En même temps, la région du Queensland a été frappée par des inondations monstres.

Les concerts devraient rapporter plus de 3,25 millions de dollars américains.




La Nasa va tenter de lancer Discovery dimanche

14 03 2009

( L'Express.fr - Paris ) - WASHINGTON - La Nasa va tenter de lancer la navette Discovery vers la Station spatiale internationale (ISS) dimanche en fin de journée à 19H43 (23H43 GMT), ont indiqué samedi les responsables de la mission.

Ils ont aussi dit ne pas avoir encore déterminé l'origine de la fuite d'hydrogène intervenue lors du remplissage du réservoir externe mercredi et qui avait forcé l'agence spatiale américaine à annuler le lancement quelques heures avant la mise à feu des moteurs.

"Nous avons fait tout ce que pouvions, à savoir remplacer les pièces (potentiellement suspectes) et nous verrons s'il s'agit ou non d'un problème d'alignement", a expliqué Mike Moses, le responsable de l'équipe chargée de ma mission lors d'une conférence de presse.

"Il s'agit d'une fuite dans la partie du système de remplissage se trouvant au sol, une fois qu'il est débranché au moment du lancement il n'y a plus de problème", a-t-il poursuivi.

"Si nous ne trouvons pas la cause de la fuite (d'ici demain) et qu'elle se reproduit au même point du remplissage du réservoir nous annulerons de nouveau le lancement", a expliqué Mike Moses assurant qu'il n'y avait de problème de sécurité pour l'équipage.




Alain Bashung, artiste exigeant au sommet du rock français

14 03 2009

( Agence France-Presse ) - PARIS - Le chanteur et compositeur Alain Bashung, mort samedi à l'âge de 61 ans des suites d'un cancer, avait acquis en 30 ans l'adhésion d'un large public et le respect de ses pairs en imposant au sommet du rock français une démarche exigeante et originale.

Depuis l'automne 2007, il était atteint d'un cancer du poumon et suivait une chimiothérapie.

Qualifié en 2008 de "dernier des géants" par le magazine Les Inrockuptibles, Bashung occupait depuis quelques années la place enviée auparavant tenue par Serge Gainsbourg: celle d'un artiste à l'aura importante, capable de séduire le grand public comme les amateurs éclairés. Il avait d'ailleurs collaboré avec Gainsbourg en 1982 pour son album "Play Blessures".

"Alain appartient à la grande lignée des poètes excentriques et solitaires. Il fait des choses sublimes", avait dit de lui Arthur H le 28 février lors des dernières Victoires de la musique, résumant l'avis unanime de l'ensemble des chanteurs français.

Ces 24e Victoires de la musique avaient été un triomphe pour Bashung. Avec trois récompenses, dont celle de l'interprète de l'année et du meilleur album pour "Bleu Pétrole", il était devenu l'artiste le plus primé de l'histoire de la cérémonie avec un total de onze trophées. La cérémonie avait également révélé l'extrême fragilité de la santé du chanteur, qui avait dû annuler plusieurs concerts prévus ce mois-ci.

Plusieurs tubes ont jalonné sa carrière, sans jamais qu'il cède à la facilité commerciale: "Gaby", "Vertige de l'amour" (album "Pizza" en 1981), "Osez Joséphine", "Madame Rêve" (1991, "Osez Joséphine"), "Ma petite entreprise" (1994, "Chatterton"), "La nuit je mens" (1998, "Fantaisie militaire") ou "Résidents de la République" (2008, "Bleu Pétrole").

Une carrière également marquée par des disques peu faciles d'accès, à commencer par l'audacieux "L'imprudence" (2002). Considéré comme l'un des plus réussis de Bashung, l'album était sorti en même temps que "Le Cantique des cantiques", enregistré avec Chloé Mons, artiste âgée de 28 ans à l'époque, qu'il avait épousée le 30 juin 2001.

Il a eu avec elle une fille, après un fils né d'une précédente union.

Perfecto, jean moulant et bottes de cow-boy à l'époque de "Gaby", Bashung était un enfant du rock. Il avait grandi en écoutant Elvis Presley, Gene Vincent ou Buddy Holly et clôturait sa dernière tournée par une reprise de "Nights in white satin" des Moody Blues.

Il avait su marier l'amour du rock avec l'héritage de la chanson française.

"Il appartient aux deux univers", résumait en 2002 son biographe Patrick Amine. "Il combine à sa manière les antécédents de la chanson française qui vont de Trenet à Gainsbourg. Du rock anglo-saxon, il a la désinvolture, la liberté musicale, l'humour qui allie le son et le sens."

Né le 1er décembre 1947 d'un père qu'il n'a pas connu et d'une mère ouvrière, Bashung avait été envoyé à l'âge d'un an vivre chez sa grand-mère, à Wingersheim, en Alsace.

En 1962, il avait monté son premier groupe, The Dunces (les cancres), avant d'enregistrer ses premiers 45 tours en ôtant le "c" de son véritable nom, Baschung.

En 1973, il avait incarné Robespierre dans une comédie musicale sur La Révolution, puis avait rencontré Dick Rivers, pour qui il avait composé.

Son premier album, "Roman Photos" (1977), un échec commercial, avait marqué le début d'une longue collaboration avec le parolier Boris Bergman, remplacé par Jean Fauque en 1989.

Bashung était un passionné de cinéma et avait notamment tourné sous la direction de Fernando Arrabal ou Patrice Leconte.

Ce goût pour la comédie transparaissait lors de ses concerts, où Bashung, lunettes noires sur le nez, imposait son charisme ténébreux. Il avait été fait chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur en janvier 2009.




Ecrasement d'hélicoptère : La carlingue localisée

14 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - ATLANTIQUE - Le Bureau de la sécurité des transports affirme que plusieurs corps se trouvent à l'intérieur de l'hélicoptère qui s'est écrasé au large de Terre-Neuve-et-Labrador.

Après avoir localisé la carlingue de l'hélicoptère disparu depuis jeudi matin, les enquêteurs ont envoyé des caméras pour inspecter les fonds marins.

Les autorités envisagent de remonter l'hélicoptère lundi.

L'hélicoptère transportant des travailleurs de l'industrie pétrolière s'est abîmé à environ 87 kilomètres au sud-est de la capitale Saint-Jean.

L'appareil transportait 18 personnes: 2 membres d'équipage, 14 travailleurs du navire pétrolier Sea Rose et 2 ouvriers de la plateforme Hibernia. Un homme a été secouru, le corps d'un autre a été repêché et 16 personnes sont portées disparues.

Les recherches pour retrouver les disparus ont pris fin vendredi en début de soirée.

L'homme qui a été secouru, Robert Decker, de Saint-Jean, a été transporté à Terre-Neuve par hélicoptère, puis à l'hôpital par ambulance. Il repose dans un état critique, mais stable.




Disparition de David Fortin : Nouvelle déception

14 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - MONTRÉAL - L'adolescent filmé jeudi au moment où il débarquait du traversier effectuant la liaison entre Sorel-Tracy et Berthierville n'est finalement pas David Fortin, 14 ans disparu de son domicile d'Alma depuis un mois.

Un témoin qui croyait avoir reconnu l'adolescent avait signalé l'information à la Sûreté du Québec (SQ). Les parents eux-mêmes croyaient avoir reconnu leur fils sur la bande vidéo du traversier. Toutefois, samedi, la SQ a pu établir que ce garçon n'était pas David Fortin.

Il s'agit d'une nouvelle déception pour les parents du garçon, qui en ont vécu une première en début de semaine. Ils s'étaient rendus à Montréal à la suite du témoignage d'un autre citoyen qui croyait l'avoir vu dans le métro. Les parents ont regardé les images captées par des caméras de surveillance, mais l'adolescent sur les images n'était pas leur fils.

Les recherches pour retrouver le jeune garçon se poursuivent, mais les recherches intensives qui devaient avoir lieu dans la région de Sorel-Tracy ont été suspendues.

David Fortin a quitté le domicile familial le 10 février dernier en prétendant se rendre à l'école, la polyvalente Camille-Lavoie d'Alma. Il n'est jamais revenu. Selon plusieurs témoignages, l'adolescent a été harcelé, maltraité et humilié par les autres jeunes durant son enfance.

Les policiers sont convaincus depuis le début des recherches que le garçon est en fugue. Les citoyens qui apercevraient David Fortin sont priés de communiquer avec la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.




Victoriaville : Un chauffard percute une résidence

14 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - MAURICIE - Un automobiliste en état d'ébriété a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi par des policiers de la Sûreté du Québec de la MRC d'Arthabaska après qu'il eut percuté la façade d'une résidence sur la rue Olivier, à Victoriaville.

Vers 2 h du matin, le conducteur d'une trentaine d'années a refusé de s'arrêter à un barrage routier qui était érigé à l'angle des rues Saint-Jean-Baptiste et Olivier.

L'homme a pris la fuite et il a perdu le contrôle de son véhicule dans une courbe prononcée. Il a terminé sa course dans la façade d'une résidence située sur la rue Olivier.

Le conducteur a tenté par la suite de s'enfuir à pied, mais les policiers l'ont arrêté presque aussitôt.

Le chauffard sera notamment accusé de conduite avec les facultés affaiblies. Personne n'a été blessé lors de l'accident. Les dommages causés à la maison s'élèvent toutefois à plusieurs milliers de dollars.

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( Commentaire - Marcel Charland - Blogue-Média ) - Un autre soûlon, un autre alcoolique sans âme, sans tête, sans jugement. On dirait qu'ils sont de plus en plus nombreux ces tristes individus.

Cet homme aurait pu vous tuer ou tuer votre femme, votre mère, un ami ou votre fils.

Et il s'en tirera avec une peine «bonbon», un p'tite tape sur les doigts et le juge lui dira «Ne recommence plus!».

Quelle société de loser! Vous n'êtes pas tannés? Moi (et bien d'autres) OUI.




Le chanteur français Alain Bashung est mort

14 03 2009

( Agence France-Presse - Paris ) - Alain Bashung, un des chanteurs les plus importants de la scène musicale française, est mort samedi à l'âge de 61 ans des suites d'un cancer, a annoncé samedi sa maison de production, Garance Productions.

Depuis l'automne 2007, il était atteint d'un cancer du poumon et suivait une chimiothérapie.

Alain Bashung est mort samedi après-midi entouré des siens à l'hôpital Saint-Joseph à Paris, précise le communiqué.

Qualifié en 2008 de «dernier des géants» par l'hebdomadaire culturel Les Inrockuptibles, Bashung occupait depuis quelques années une place de premier plan sur l'échiquier de la chanson française, celle d'un artiste à l'aura importante, capable de séduire le grand public comme les amateurs éclairés.

L'interprète de Gaby, Vertiges de l'amour, Ma petite entreprise, La nuit je mens, avait fait sa dernière apparition publique lors des dernières Victoires de la musique, le 28 février. Il y avait remporté trois nouveaux trophées, s'ajoutant à huit autres obtenus précédemment. Un triplé qui faisait de lui l'artiste le plus primé de l'histoire des Victoires, qui récompensent les meilleurs artistes de la chanson française. Il avait été distingué comme artiste interprète masculin de l'année, pour son album de chansons, Bleu Pétrole, et pour sa tournée, «Bleu pétrole Tour», élue meilleur spectacle musical de l'année. Il y était apparu alors très affaibli.

Sa maladie l'avait contraint à annuler ces denières semaines plusieurs concerts.

Le chanteur était aussi apparu au cinéma, comme acteur dans Le Cimetière des voitures en 1981, Le Beauf en 1987, L'Ombre du doute en 1993, La Confusion des genres en 2000, La Bande du drugstore en 2002.

( Avec Associated Press )




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

14 03 2009

Prévisions émises à : 15h45 HAE le samedi 14 mars 2009

Ce soir et cette nuit

Nuageux. 60 pour cent de probabilité d'averses de neige au cours de la nuit. Vents du sud-ouest de 20 km/h devenant légers ce soir. Minimum moins 4.

Dimanche

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum plus 1.

Dimanche soir et nuit

Dégagement tôt en soirée. Minimum moins 16.

Lundi

Ensoleillé. Maximum moins 1.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 7. Maximum plus 5.

Mercredi

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses. Minimum zéro. Maximum 6.

Jeudi

Ensoleillé. Minimum moins 5. Maximum plus 1.

Vendredi

Alternance de soleil et de nuages avec 30 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 10. Maximum moins 2.




Anneau de glace
Un modèle qui fait rêver à Québec

14 03 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - L'anneau de glace de Vancouver fait l'envie de l'Administration Labeaume.

L'anneau de glace olympique de Vancouver fait rêver la Ville de Québec, qui souhaite doter la Capitale-Nationale d'un anneau de glace couvert afin d'attirer des championnats mondiaux de patinage de vitesse dans l'est du pays.

En visite à Vancouver dans le cadre des championnats du monde de patinage de vitesse sur longue piste, le vice-président du comité exécutif à la Ville de Québec, François Picard, est tombé sous le charme des installations olympiques. « C'est fabuleux! Il n'y a pas de mots pour décrire ça! », lance-t-il.

L'anneau de glace de Vancouver est d'ailleurs l'exemple qui devrait inspirer la Ville de Québec, croit la Fédération de patinage de vitesse du Québec.

Rappelons que l'Administration Labeaume travaille déjà sur un projet d'anneau de glace couvert. Il s'agirait d'un complexe de 60 millions de dollars qui pourrait être aménagé à l'Université Laval ou à l'emplacement actuel de l'anneau de glace Gaétan-Boucher.

« On a les études de préingénierie qui sont faites. On sait qu'on a un montant aux alentours de 60 millions, ça se compare avec les autres pays du monde. On est prêts », explique Gilles Dufour, président de la Fédération de patinage de vitesse du Québec.

L'anneau de glace de Vancouver fait également rêver les patineurs, qui ne trouvent pas de telles infrastructures dans l'est du Canada.

« Il faut qu'on déménage à Calgary si on veut se développer là-dedans. Ça l'a un impact, c'est certain. À la base, le noyau de jeunes dans l'ouest, surtout dans la région de Calgary, est beaucoup plus grand que celui au Québec maintenant », explique Nathalie Lambert, chef de mission pour les Jeux olympiques de Vancouver 2010.

L'Administration Labeaume rêve de faire coïncider l'inauguration de cet anneau de glace couvert avec les championnats mondiaux de patinage de vitesse en 2012. Or, pour y arriver, il faudra des engagements financiers des différents paliers de gouvernements, qui, pour l'instant, tardent à venir.




Manif contre la brutalité policière à Montréal
Des commerçants inquiets

14 03 2009

( Mathieu Turbide - Le Journal de Montréal ) - La marche contre la brutalité policière qui se mettra en branle devant la station de métro de l'avenue du Mont-Royal, demain après-midi, fait craindre le pire aux commerçants de l'artère très achalandée.

Plusieurs commerçants craignent de faire les frais de l'agressivité souvent manifestée par les participants de cette marche organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (CPOBP).

«Ça nous inquiète. Je pense que nous devrons prendre certaines précautions», a indiqué Felicity Xia, propriétaire du Caffe Art Java, situé non loin de la station de métro Mont-Royal.

Mme Xia, comme de nombreux commerçants du secteur, a reçu, hier, la visite des policiers de Montréal, qui cherchent à avertir les entrepreneurs des risques entourant ce genre de manifestations. Au cours des dernières années, plusieurs vitrines de commerces ont été brisées par des manifestants.

«Nous nous sommes rendus dans les commerces avoisinants pour leur remettre une lettre qui explique les consignes de sécurité et qui demande aux commerçants d'être vigilants et de rapporter rapidement tout incident ou événement menaçants», explique l'inspecteur-chef Paul Chablo, de la police de Montréal.

Manifestants

De leur côté, les organisateurs de la marche se défendent d'appeler leurs membres à la violence. «Nous n'appuyons pas les gestes violents. Nous faisons même des discours avant la marche pour demander aux manifestants d'y aller mollo», a soutenu l'un des porte-parole du COBP, Hugo Lebreton, à l'émission de Benoît Dutrizac sur les ondes du 98,5 FM, hier.

Par contre, il a avoué «comprendre la colère» qui anime ceux qui posent des gestes violents. «Ils ont raison d'être en colère puisqu'ils n'ont aucun autre moyen d'obtenir la fin de la brutalité policière et de l'impunité des policiers», a-t-il poursuivi.

Les policiers de Montréal s'attendent à une participation plus grande cette année à cette manifestation, notamment en raison du beau temps prévu, de l'heure du départ devancée à 14h et de la publicité que les organisateurs font en lien avec la mort du jeune Freddy Villanueva, survenue le 9 août dernier.




Ça ne tourne pas rond chez Six Flags

14 03 2009

( Marie Tison - La Presse ) - Le propriétaire de La Ronde, Six Flags, dévale une dangereuse pente qui pourrait aboutir à la faillite.

L'entreprise de New York tente de s'entendre avec ses créanciers pour essayer d'éviter ce choc.

À La Ronde, on estime cependant que cette restructuration n'aura aucun impact sur les activités montréalaises.

«Ça ne nous affecte pas, nous préparons la saison comme d'habitude, a affirmé le responsable des relations publiques à La Ronde, Martin Roy. La Ronde est en bonne posture, La Ronde fait de bonnes affaires, nous allons ouvrir le 16 mai, il n'y a pas d'équivoque de ce côté-là.»

Les nouvelles qui proviennent de New York sont cependant beaucoup plus préoccupantes. Dans un rapport remis cette semaine à la Securities and Exchange Commission, l'entreprise a reconnu qu'elle n'avait pas les liquidités nécessaires pour rembourser les actions privilégiées qui arrivent à échéance en août prochain. Il s'agit d'une somme de 287,5 millions de dollars US, à laquelle il faut ajouter 31,3 millions US en dividendes non payés. Six Flags a ajouté que compte tenu de l'environnement économique difficile et du resserrement du marché du crédit, il lui sera difficile de refinancer sa dette.

«Il y a un doute substantiel quant à notre capacité de poursuivre nos affaires sans une restructuration réussie», a indiqué l'entreprise dans son document.

Six Flags a indiqué que cette restructuration devra obtenir l'accord des détenteurs d'actions privilégiées, des créanciers et d'autres intervenants. L'entreprise a précisé qu'une telle initiative entraînera probablement des changements à la direction et une dilution des actions des actionnaires actuels.

«Si nous n'arrivons pas à négocier une entente de restructuration à temps, nous devrons peut-être nous placer sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites et proposer un arrangement au tribunal», a poursuivi Six Flags.

L'entreprise a admis que de longs processus judiciaires pourraient avoir un effet négatif sur ses affaires: les fournisseurs pourraient prendre peur et essayer d'annuler leurs contrats, les employés pourraient essayer de se replacer ailleurs et les clients pourraient décider d'aller dépenser ailleurs.

Six Flags exploite 20 parcs d'attractions, soit 18 aux États-Unis, 1 au Canada et 1 au Mexique.

Optimisme à Montréal

À Montréal, Martin Roy s'est montré rassurant, promettant une saison exceptionnelle: La Ronde présentera notamment une nouvelle attraction, La Momie, qui a nécessité un investissement supplémentaire de près d'un million de dollars.

«Nous sommes plus que jamais en affaires, nous embauchons, nous investissons, nous vendons des passeports-saison, nous vendons aux groupes», a-t-il insisté.

Il a ajouté que dans le contexte économique difficile qui règne actuellement, les gens auront besoins d'évasion et de divertissement.

«Ils peuvent compter sur La Ronde pour leur en donner», a-t-il lancé.

Au siège social de New York, on n'a pas voulu dire si Six Flags envisageait la vente de certains de ses parcs d'attractions, dont La Ronde. À Montréal, M. Roy a rejeté cette possibilité.

«La Ronde est profitable et je ne vois pas quel serait l'intérêt pour Six Flags de s'en départir», a-t-il affirmé.

L'action de Six Flags a glissé de 21% à la Bourse de New York hier pour clôturer à 15 cents US. À l'automne 2005, le titre s'échangeait autour de 7,25 dollars US.

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( Commentaire - Marcel Charland - Blogue-Média ) - Une autre ''patente'' qui s'en va chez le diable à Mourial, la ville du tiers-monde.

Dites-moi quelque chose qui va dans cette ville de plus en plus platte, pleine de trous, sale et sans aucun projet rassembleur?




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

14 03 2009

Prévisions émises à : 11h30 HAE le samedi 14 mars 2009

Aujourd'hui

Ensoleillé. Ennuagement graduel tard cet après-midi. Vents du sud-ouest de 20 km/h. Maximum moins 1. Indice UV de 3 ou modéré.

Ce soir et cette nuit

Nuageux. 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Vents d'ouest de 20 km/h. Minimum moins 4.

Dimanche

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige en matinée. Dégagement en après-midi. Maximum plus 1.

Lundi

Ensoleillé. Minimum moins 13. Maximum moins 1.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 7. Maximum plus 5.

Mercredi

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses. Minimum zéro. Maximum 6.

Jeudi

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 5. Maximum moins 1.

Vendredi

Ensoleillé. Minimum moins 12. Maximum moins 2.




Clignoter les phares pour signaler un radar est maintenant possible

14 03 2009

( LCN ) - Il est maintenant possible de faire clignoter les phares pour signaler une intervention radar. Ce jugement survient à la suite de l'acquitement d'un automobiliste, accusé d'entrave au travail des policiers.

Le Journal de Montréal rapporte que si un policier intercepte un conducteur ayant fait un appel de phare lors d'une intervention radar, celui-ci aura maintenant une jurisprudence de trois pages à sa disposition pour se défendre.

Selon la criminaliste Isabel Schurman, ce jugement de la cour est solide. Elle croit que le travail d'un policier consiste a éviter les infractions, plutôt que d'émettre des contraventions.




Salon international des vins et spiritueux de Québec
Un Salon de bon goût!

14 03 2009

( Marc-André Séguin - Le Journal de Québec ) - Le premier Salon international des vins et spiritueux de Québec a lancé son coup d’envoi, vendredi, au Centre des congrès de Québec, alors que les visiteurs ont pu découvrir plus de 1 300 produits venant de 50 pays et régions.

Jusqu’à dimanche, l’événement, organisé par la SAQ, invite le public à visiter plus de 60 exposants et 70 producteurs du monde entier pour découvrir le monde du vin.

L’entrée, réservée aux personnes de 18 ans et plus, est de 15 dollars et comprend un verre de dégustation.




Un système local de troc fait des petits à St-Augustin

14 03 2009

( Pierre Asselin - Le Soleil ) - (Québec) - Le système d'échange local (SEL) Les Don'Heures vient de conclure une entente avec l'organisme Présence-famille de Saint-Augustin afin d'implanter un réseau d'échanges bénévoles de services dans la municipalité.

Les Don'Heures existe depuis un peu plus d'un an. C'est le plus jeune des réseaux de troc que compte Québec. Un an après sa mise sur pied, le SEL regroupe une centaine de membres répartis sur un large territoire, entre Donnacona, Charlesbourg et Beauport, indique Micheline Laliberté, une des deux cofondatrices.

«C'est trop dispersé. On s'est dit qu'il fallait développer des noyaux dans chaque paroisse, en commençant par trouver une personne ou un organisme qui puisse servir de point de chute localement pour donner de l'information, distribuer les jetons et recevoir des inscriptions. C'est pour ça qu'on a offert ce partenariat à Présence-famille, qui est un service très achalandé.»

Présence-famille est bien implanté dans Saint-Augustin. L'organisme existe depuis 18 ans et offre des services d'accompagnement, d'aide alimentaire, vestimentaire, et plusieurs ateliers. La directrice, Jacinthe Drolet, n'a pas hésité à accepter l'invitation qui lui était faite.

«Ce qui m'a intéressé avec le SEL, c'est le système d'entraide, la création de liens pour sortir les gens de leur isolement à travers leurs compétences. C'est ce qui nous a convaincus de nous associer à Don'Heures. Et ça nous aide à répondre à plus de besoins.»

Rendre service

Le système d'échange local, c'est comme un club de personnes qui acceptent de s'échanger des services sans se payer en argent. Tout se paie en temps. Une heure de peinture vaut une heure de traitement de texte ou d'informatique, explique l'autre cofondatrice, Johanne O'Brien.

«J'aime rendre service», explique Guy Labrecque, un homme à tout faire qui s'est joint aux Don'Heures. «Je peux faire des travaux qui ne demandent pas de main-d'oeuvre spécialisée : déneiger un toit, installer un appareil d'air climatisé, poser des luminaires. À chaque fois, j'en retire quelque chose. Ça m'aide à rester ouvert à ce qui se passe autour de moi.»

Ceux qui veulent se joindre au «club» doivent s'inscrire sur le site Internet de l'organisme (heures.com). Ils doivent ensuite se procurer leurs jetons. La distribution se déroulera au Viva Café, 3350, chemin Sainte-Foy, le 23 mars, entre 19h30 et 20h30.

Il existe plusieurs formules de SEL. À Québec seulement, il y en a au moins trois : les Don'Heures, l'Accorderie (www. accorderie. ca), qui fonctionne depuis 2004, et le Jardin d'échange universel (JEU) de Québec (www.monjeu.net).

On trouve aussi des organismes dans d'autres provinces, en Angleterre ainsi qu'en France, qui compte pas moins de 400 organismes d'échanges de services.




Alcool au volant
Témoignages des victimes d'un chauffard

14 03 2009

( LCN par Joël Goulet ) - Retour en cour vendredi pour un homme d'affaires de Saint-Jean-sur-Richelieu et récidiviste de l'alcool au volant trouvé coupable de conduite en état d'ébriété ayant causé des lésions.

Grégoire Desranleau a admis sa culpabilité dans l'accident qui avait gravement blessé trois hommes en route pour une journée de pêche au lac Memphrémagog, en mai dernier.

Desranleau, 53 ans, avait embouti la remorque qui transportait le bateau des victimes sur l'autoroute 10 Est.

La Couronne a fait témoigner vendredi deux de ces trois victimes.

Monsieur Desranleau a aussi témoigné pour sa défense soutenant qu'à l'époque, il était malade et qu'il avait soigné son problème d'alcoolisme depuis.

C'est la troisième fois que Grégoire Desranleau est reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies.

La Couronne demande une sentence ferme d'emprisonnement, tandis que la défense préférerait une peine à purger dans la collectivité.

Cette sentence sera connue le 30 avril prochain.




David Fortin aperçu à Sorel

14 03 2009

( LCN ) - David Fortin aurait été aperçu sur le traversier à Sorel-Tracy, jeudi, vers 19h30.

Un témoin qui a appelé les policiers a tenté de parler au jeune homme et de l’intercepter, mais sans succès.

Les membres de la famille de David Fortin ont visionné une vidéo de surveillance où ils ont reconnu David. Sa mère dit l’avoir reconnu à sa démarche, mais qu’il ne porterait pas les mêmes vêtements que lors de sa disparition.

Les policiers estiment les chances qu’il s’agisse bien de David sont de 90 pour cent.

Une dizaine de policiers sont également à Sorel-Tracy à la recherche de David Fortin.




Branle-bas de combat pour retrouver David Fortin

14 03 2009

( Daphné Cameron - La Presse ) - Les policiers de la Sûreté du Québec effectuent présentement un branle-bas de combat à Sorel pour tenter de retrouver le jeune David Fortin. L'adolescent de 14 ans porté disparu depuis plus d'un mois aurait été aperçu sur le traversier qui effectue la liaison entre Berthierville et Sorel-Tracy jeudi en début de soirée.

Les parents du jeune homme ont d'ailleurs reconnu leur fils sur une bande-vidéo d'une quinzaine de minutes saisie à bord du navire qui leur a été présentée vendredi matin.

«On a du regarder la vidéo au moins trente fois», a affirmé, les traits tirés, la mère de David Fortin, Caroline Lachance. «Il mangeait un sac de chips dans la salle des passagers, j'ai reconnu sa gestuelle, sa démarche.»

«Si ce n'est pas lui, c'est son jumeau», a ajouté son époux, Éric Fortin.

Selon les parents du disparu, David Fortin aurait perdu beaucoup de poids depuis sa disparition. «Il a les joues creuses et il tirait sans cesse sur ses pantalons», a expliqué Caroline Lachance.

Selon la Sûreté du Québec, l'adolescent porte les mêmes vêtements qu'à sa disparition soit un kangourou foncé, des souliers pâles et un sac à dos foncé. Seul son manteau aurait changé. Il porterait maintenant un manteau de style bouffant.

David Fortin est porté disparu depuis le 10 février. Selon plusieurs proches, le jeune homme est victime de harcèlement à l'école depuis un très jeune âge.




Valcartier retourne au front: le baptême du feu

14 03 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Fort Bliss, Texas) - La guerre en Afghanistan s'allonge, mais les soldats québécois rajeunissent. Témoignant de la récente hausse du recrutement dans les Forces canadiennes, la majorité des 1650 militaires de Valcartier qui partent ce mois-ci pour Kandahar ont moins de trois ans d'expérience dans l'armée.

Un an après la fin de sa première mission dans le sud de l'Afghanistan, le Royal 22e Régiment fournira de nouveau la majeure partie du contingent de 2750 soldats ca­nadiens. Un premier groupe de 180 militaires s'envole d'ailleurs demain soir vers Kandahar pour prendre la relève pendant six mois.

Contrairement à la dernière fois, les troupes de Valcartier s'occuperont essentiellement des missions de combat, laissant la planification et la logistique à d'autres unités issues d'ailleurs au Canada. Pour ce faire, le 22e comptera sur un bataillon beaucoup moins expérimenté qu'en 2007 alors que la majorité des militaires avaient plus de quatre ans de service dans l'armée. «J'ai un groupement tactique très jeune, mais je dirais que (l'avantage) c'est qu'ils ont l'énergie de la jeunesse», affirme le lieutenant-colonel Jocelyn Paul, qui prendra sur le terrain le commandement des troupes de combat.

Ainsi, les quelque 150 soldats de la compagnie C qui se rendent dans le dangereux district de Panjwaï ont en moyenne 24 ans, indique son commandant, le major Steve Jourdain. «La majorité a joint les Forces à l'été 2007», résume-t-il. Bref, alors que le conflit à Kandahar battait son plein.

Plusieurs des recrues rencontrées en janvier par Le Soleil lors d'un exercice au Texas ont d'ailleurs dit s'être enrôlées pour avoir la chance de participer à «un vrai conflit». «Ce qui est un peu particulier avec la nouvelle génération, c'est qu'on a plusieurs personnes qui joignent les Forces canadiennes avec l'intention pure de rester seulement trois ans. Ils disent : Je veux apprendre, je veux subir, je veux surtout aller en Afghanistan», observe le colonel Daniel Ménard, commandant du 5e groupe mécanisé de Valcartier.

Le phénomène ne surprend d'ailleurs pas le major Jourdain, enrôlé au début des années 90 peu après la première guerre du Golfe. Alors que l'armée canadienne connaissait à l'époque aussi une hausse marquée dans son recrutement, son groupe à l'école militaire avait d'ailleurs hérité du surnom de la «classe à Saddam».

Beaucoup de recrues

Passer en revue les troupes qui partent ces jours-ci permet rapidement de comprendre à quel point les militaires partant pour Kandahar ont rejoint l'armée depuis peu. Règle générale, une recrue reçoit son premier chevron marquant qu'il a atteint le grade de «soldat» après deux ans de service. Puis, après quatre ans de service, celui-ci est automatiquement promu caporal et peut ajouter un deuxième chevron à son habit.

Le Soleil a constaté après avoir côtoyé les militaires pendant une semaine en janvier qu'une large partie ne portaient pas encore un seul chevron. En fait, nombre d'entre eux ont reçu leur grade de soldat tout récemment, à la veille de leur départ.

Les officiers rencontrés sur le terrain ont confirmé ce constat. «Généralement dans une section, il y a un sergent, un caporal-chef et huit caporaux. Nous, c'est surtout huit soldats», décrit le major Jourdain. Il était en effet rare de voir en 2007 de «simples» soldats.

Des 150 militaires sous ses ordres, environ une vingtaine en seront à leur deuxième mission en Afghanistan. Moins d'une demi-douzaine d'entre eux en seront à leur troisième. En fait, plusieurs fantassins de la compagnie C ont moins de deux ans d'expérience, comme en témoigne l'absence de chevron sur leur habit. Ces recrues tout juste sorties de l'école militaire lorsqu'elles ont été affectées à la mission afghane reçoivent d'ailleurs le surnom de «pouf» auprès de leurs collègues plus expérimentés.

Long entraînement

La jeunesse des troupes pourrait d'ailleurs expliquer la longueur de l'entraînement pour ce groupe, celui-ci ayant duré plus d'un an. «Oui, un an, c'est long. Mais c'était nécessaire. Avec ma gang, je ne trouvais pas que c'était trop. C'est certain qu'avoir eu une compagnie qui n'en était pas à ses premières armes, qui avait eu un tour d'expérience, ça aurait été trop», soutient le major Jourdain.

Soldats d'expérience

À la veille de sa mission, l'officier dit ne pas s'inquiéter de l'âge des hommes sous ses ordres, puisque plusieurs soldats d'expérience se sont joints ces derniers mois à son groupe. Revenus d'Afghanistan voilà un an à peine, une vingtaine de sergents et de caporaux se sont joints au groupe en cours d'année.

«Le fait d'en avoir quelques-uns dans la compagnie qui ont participé à (la dernière mission de Valcartier à Kandahar), ça donne un gros coup de main. Ils sont capables de les prendre par le collet et leur dire comment faire (leur travail)», illustre le major Jourdain, qui vient tout juste de fêter son 35e anniversaire. Lui-même qui en sera à sa troisième mission à l'étranger, mais à sa première en Afghanistan, dit avoir bénéficié de l'expérience de ces vétérans souvent plus jeunes que lui.

À l'entraînement, il était d'ailleurs assez aisé de voir ceux qui ont davantage d'expérience. Alors qu'ils encerclent une maison, une dizaine de soldats se crispent en voyant sortir un figurant personnifiant un Afghan. Pointant leurs armes vers l'homme, certains lui crient en français, puis en anglais de lever les mains. Sans grand succès. Plus calme, un caporal prend le dessus en s'adressant à l'acteur en pachto, la principale langue utilisée dans le sud de l'Afghanistan.

«On a plus d'expérience, alors ça fait plus crédible quand on dit (aux jeunes) quoi faire. Quand ils demandent pourquoi, on peut leur dire que c'est déjà arrivé. On a des exemples à leur donner», souligne le sergent Michel Simoneau, qui a déjà servi deux fois en Afghanistan et s'apprête à y retourner.

Sur les 2750 soldats qui serviront à Kandahar cet été, 63 d'entre eux en seront à leur troisième mission en Afghanistan. Certains soldats canadiens peuvent toutefois se vanter d'avoir déjà cinq missions à Kandahar à leur actif, rappelle toutefois le lieutenant-général Andrew Leslie, chef de l'armée de terre. Ce sont surtout des spécialistes, comme les chauffeurs de tanks ou pilote de drones, trop peu nombreux.

Le rajeunissement des soldats représente un simple retour à la normale, estime toutefois le colonel Daniel Ménard. «Dans le passé, un bataillon d'infanterie de 800 personnes avait en moyenne de 19 à 20 ans. Aujourd'hui, on parle plutôt de 27 ou 28 ans. C'est extrêmement vieux comme organisation», dit celui-ci invoquant les compressions dans l'armée au cours des années 90. «L'infanterie, c'est un métier de jeunes.»

Préférer la guerre au football

Convoité par plusieurs équipes universitaires de football, Dominique Lareau a préféré délaisser la ligne défensive des Condors du Cégep Beauce-Appalaches pour l'offensive dans les Forces canadiennes à Kandahar.

«J'ai toujours voulu être dans l'armée et on ne se cachera pas que l'Afghanistan est un théâtre intéressant quand on est militaire. Pour l'infanterie, on s'entraîne pour aller au combat et c'est ce que l'Afghanistan nous offre, aller au combat. C'est la chance que le Canada n'a pas eue pendant des années avec les missions de paix», confie le caporal de 21 ans qui part pour Kandahar dans les prochains jours.

«S'il y avait deux opérations en même temps, une mission de paix et l'Afghanistan, sans hésiter une seconde, je choisirais l'Afghanistan. On a une mission importante à faire là-bas», dit-il.

Dominique Lareau s'est enrôlé dans la réserve à 16 ans. «J'ai toujours voulu être dans l'armée, alors j'ai commencé par la réserve. J'ai entendu parler de l'Afghanistan lors de mon cours de soldat et j'ai tenté ma chance en 2007.»

Le poste que lui proposait l'armée l'aurait toutefois tenu loin des combats. «Moi, ce qui m'intéressait, c'était le groupement tactique», confie-t-il, ce groupe chargé de mener les combats. Sachant qu'un nouveau contingent partirait en 2009, il a préféré attendre et s'est joint voilà un an au 2e bataillon qui s'envole ces jours-ci pour Kandahar.

Pour en être, il a suspendu ses études collégiales et arrêté de jouer au football collégial. Et ce, même si plusieurs universités s'étaient montrées intéressées à ses services, dont le Rouge et Or.

Rares réservistes

Même si le prochain contingent compte environ 400 réservistes dans ses rangs, ceux-ci sont plutôt rares dans le groupe de combat. Voilà un an, la compagnie C en comptait 40 sur ses quelque 150 hommes. Mais lors du passage du Soleil à la fin janvier, ils n'étaient plus que 12. «Ils prennent les meilleurs», lance à la blague Dominique Lareau. «En fait, on a beaucoup moins d'expérience que les réguliers. Il y en a qui changent d'idée et préfèrent retourner à la vie civile.»

Lui-même ne sait pas encore ce qu'il fera à son retour d'Afghanistan en septembre. Chose certaine, il veut étudier à l'université et verra si l'armée lui offre de payer ses études. Pour le football, celui-ci reconnaît que sa carrière est probablement terminée. Ayant délaissé l'entraînement pendant plus d'un an, il ne sera probablement plus à la hauteur. «C'est mon choix et je ne le regrette pas encore.»




Québec
Fermeture «temporaire» de l'usine de pâtes et papiers Stadacona

14 03 2009

( Marc-André Séguin - Le Journal de Québec ) - La récession rattrape l'usine de pâtes et papiers Stadacona à Limoilou, qui fermera temporairement ses portes du 20 mars au 6 avril prochain, une décision qui touchera près de 650 employés, alors que l'entreprise ne ferme pas la porte à une éventuelle fermeture permanente.

La décision de Papiers White Birch, propriétaire de l'usine, a été annoncée vendredi, invoquant les coûts élevés de l'énergie, de la fibre ainsi que la baisse de la demande mondiale de papier journal. Selon Daniel Boucher, vice-président ressources humaines, communication et logistique chez Papiers White Birch, la fermeture temporaire était inévitable compte tenu des circonstances actuelles du marché.

«La récession nous rattrape, mais même sans ça, on observait une baisse de la demande depuis quelque temps, surtout des États-Unis», a dit M. Boucher. Avec les faillites de plusieurs journaux américains aux prises avec la crise économique, l'inventaire à Stadacona peine à s'écouler.

M. Boucher n'a pas écarté la possibilité que Papiers White Birch ait recours à de nouvelles fermetures temporaires au cours de l'année. Il n'a pas non plus fermé la porte à d'éventuelles fermetures permanentes d'usines. «Si la consommation continue de baisser, on devra fermer de manière définitive», a-t-il confié au Journal sans préciser quelles usines Papiers White Birch pourraient écoper.

Pour Jeannot Labranche, président de la section locale 137 du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier à Stadacona, la situation a pris des allures de jamais vu. «C'est déjà arrivé d'avoir trop d'inventaire, mais dernièrement c'est pire. Ça fait une bonne vingtaine d'années que ce n'est pas arrivé à ce niveau.» La décision ne lui vient cependant pas comme une surprise.

«C'est arrivé à Beaupré il y a quelques mois. Tout le monde ferme en ce moment dans les pâtes et papiers, soutient-il. Ça risque de brasser encore davantage alors que nous entrons dans l'année de renouvellement de notre convention collective.»




La rue Sainte-Claire, première «rue partagée»

14 03 2009

( Marc Allard - Le Soleil ) - (Québec) - La Ville de Québec compte aménager l'an prochain dans le quartier Saint-Jean-Baptiste une rue où les piétons auront autant de droits que les automobilistes. Une première dans la capitale.

Après quatre ans de démarches, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste verra enfin sa proposition de «rue partagée» se concrétiser dans la rue Sainte-Claire, qui relie la Basse-Ville à la haute-ville, entre l'escalier du Faubourg et la rue Saint-Jean.

Dans son programme triennal d'immobilisations 2009-2011, déposé en décembre, la Ville a prévu consacrer 800 000 $ à ce réaménagement inusité qui métamorphoserait la rue Sainte-Claire en un espace où ni les piétons, ni les cyclistes, ni les automobilistes n'ont la priorité : ils peuvent tous circuler au milieu de la chaussée.

Depuis janvier, une architecte embauchée par la Ville a commencé à dessiner les plans de la future rue partagée tout en évaluant sa faisabilité technique. Son travail sera soumis à une consultation publique au printemps ou à l'automne.

Les travaux commenceront au cours de 2010, confirme Françoise Roy, conseillère en urbanisme à l'arrondissement de La Cité et une des responsables du dossier.

La rue Sainte-Claire serait la première «rue partagée» à Québec. La capitale compte plusieurs rues piétonnes, notamment dans le Petit-Champlain. Le Vieux-Québec possède aussi des rues avec des revêtements particuliers qui indiquent aux automobilistes de ralentir, de même que certaines artères fermées à la circulation durant des périodes exceptionnelles. Mais aucune rue ne place les conducteurs et les automobilistes sur un pied d'égalité, encore moins dans un quartier résidentiel, convient Mme Roy.

Dans son projet déposé à l'arrondissement de La Cité il y a près de deux ans et demi, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste proposait entre autres de supprimer les trottoirs, de réduire la limite de vitesse à 15 km/h, d'ajouter de la verdure et de modifier le pavage de la rue pour bien la distinguer des autres. Il suggérait également d'aménager un espace public pouvant être animé entre les rues Saint-Olivier et Richelieu.

Ces propositions sont prises en compte par la Ville, indique Françoise Roy, mais elles ne se matérialiseront que si elles sont «techniquement» réalisables.

Située en plein centre-ville à proximité d'un ascenseur, la rue Sainte-Claire est empruntée quatre fois plus que la rue Deligny et deux fois plus que la côte Sainte-Geneviève, deux autres rues du quartier Saint-Jean-Baptiste, selon une compilation du Comité populaire.

Depuis plusieurs années, les citoyens déplorent l'étroitesse, l'état et l'entretien des trottoirs. «Pour les piétons, ce n'est vraiment pas évident de se déplacer, en particulier pour les mères avec leur poussette. Les gens n'ont pas le choix, ils doivent marcher dans la rue», fait valoir Véronique Laflamme, organisatrice communautaire au Comité populaire. Seuls les automobilistes qui habitent le secteur voudront emprunter une rue partagée, ce qui fera diminuer le trafic et augmentera la sécurité des piétons, anticipe le Comité.

Un contexte favorable

Le transformation de la rue Sainte-Claire sera effectué alors que plusieurs artères du quartier Saint-Jean-Baptiste doivent être refaites. La Ville a donc décidé d'en profiter «pour essayer de faire des réaménagements un petit peu plus intelligents que des réaménagements standards», explique le conseiller des Faubourgs, Pierre Maheux.

Après avoir été annoncée pour l'été dernier, la réfection de la rue de la Tourelle, une rue perpendiculaire à la rue Sainte-Claire, débutera finalement à l'été.

Elle servira à tester une nouvelle «géométrie» pour les rues du quartier qui comprend un seul trottoir plus large plutôt que deux trottoirs étroits encombrés de poteaux électriques.

Le concept de «rue partagée» sera toutefois un projet-pilote unique à la rue Sainte-Claire, indique Françoise Roy. Mais à son avis, «ça pourra peut-être faire des petits».

De Koninck applaudit

L'expert en sécurité routière Jean-Marie De Koninck se réjouit de l'aménagement prévu l'an prochain d'une première rue partagée au centre-ville de Québec.

M. De Koninck connaît bien le concept européen qui a inspiré la rue Sainte-Claire imaginée par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste. En l'occurrence des espaces de circulation connus sous le nom de woonerf [Pays-Bas] ou de «zones de rencontre» [Suisse] où les piétons et les automobilistes partagent la voie d'égal à égal.

«C'est une très bonne idée, dit-il. [...] Ça va habituer les automobilistes et piétons à établir un contact visuel. Si les gens faisaient ça plus souvent sur la route (...), il s'établirait une certaine complicité qui éviterait des confusions.»

Le professeur à l'Université Laval, qui est aussi le président de l'Opération Nez rouge, explique que la majorité des infrastructures routières ont été créées dans les années 50 et 60 en fonction des automobilistes et non des piétons. Selon lui, l'apparition de rues partagées rattrape le temps perdu.

«Là, on s'aperçoit que les piétons font partie des gens qui se déplacent, surtout dans une perspective de santé, d'écologie et tout, dit-il. [...] Et ça, ça veut dire : ?adaptez-vous, les automobilistes! Il n'y a pas juste vous autres. Et quand vous allez arriver en ville, vous allez être tolérés. Ou bien stationnez votre voiture et marchez comme les autres.»




Funérailles de Dany-Olivier Fortin
Cérémonie émouvante

14 03 2009

( Jean Laroche - Le Journal de Québec ) - Le mot fierté était sur toutes les lèvres lors des funérailles du caporal Dany-Olivier Fortin, vendredi.

«Chaque jour, chaque minute, chaque seconde passés avec toi m'a rendue plus heureuse. Je suis fière de ce que tu as accompli, mais surtout fière que tu m'aies choisie», lui avait écrit sa fiancée, Manon Gaudreault.

Par le biais d'une amie, sa mère a également rendu un vibrant hommage au caporal Fortin. «S'il y a une chose que je n'aurais jamais voulu changer, c'est de t'avoir pour fils», a-t-elle dit.

Son grand-oncle, Roger Fortin, a pour sa part souligné que ce témoignage était le plus dur qu'il avait eu à faire depuis qu'il est diacre. «Les mots me manquent. Tu es parti en Afghanistan afin de travailler pour la paix et tu l'as fait de tout ton coeur», a-t-il laissé tomber.

Pour cette cérémonie des plus émouvantes, des centaines de personnes s'étaient massées dans la cathédrale de Chicoutimi. Sous la photo de celui que ses amis appelaient Dany-O, plusieurs bouquets de fleurs avaient été disposés. Au milieu de celles-ci, un petit fanion des Canadiens avait été placé. «Les Canadiens viennent de perdre leur plus fidèle partisan», a ajouté M. Fortin.

Un à un, les témoignages se sont succédés, tous vantant la joie de vivre du disparu. Son sourire et son sens de l’humour avaient visiblement charmé tout ceux qui avaient croisé son chemin. Tous étaient fiers de l’avoir vu réaliser son rêve, celui de servir dans les Forces armées.

Au cours des sept mois qu’il a passés en Afghanistan, il a désamorcé une soixantaine d’engins explosifs, a rappelé le Padre Jeannot Gagné. «Il a ainsi sauvé la vie de nombreux soldats et de victimes innocentes.»

À l’issue de la cérémonie, tous se sont rendus à l'extérieur. Par un froid glacial, ils se sont recueillis pendant de longues minutes. Des F-18 de la base de Bagotville ont déchiré le ciel pendant qu'on entendait jouer une trompette. Les coups de feu qui ont été tirés ensuite pour la salve d'honneur ont rempli d'eau les yeux de tous les gens présents.

«Merci de m’avoir permis de rêver. La vie est injuste, mais on finira par se retrouver», a dit sa fiancé.

( jean.laroche@journaldequebec.com )




Le nouveau pdg de la Caisse de dépôt est un bourreau de travail

14 03 2009

( Samuel Auger - Le Soleil ) - (Québec) - Les chasseurs de tête se l'arrachaient en secret depuis des mois. Michael Sabia s'est fait désirer. Et voilà qu'on lui confie le poste le plus prestigieux de la finance québécoise : pdg de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Qualifié de brillant et de travailleur acharné par ses pairs, l'homme de 55 ans aura néanmoins fort à faire pour amadouer les épargnants québécois, alors que son CV bien rempli soulève la controverse.

«Le meilleur endroit pour rejoindre Michael Sabia, c'est le dimanche après-midi, dans son bureau.» L'anecdote vient de Paul Tellier, ami personnel et collègue de longue date du nouveau visage de la Caisse de dépôt.

«C'est un bourreau de travail, confie l'ancien pdg du CN. C'est une personne extrêmement intelligente, probablement un des collègues avec qui j'ai travaillé au cours des années qui a l'intelligence la plus supérieure.»

Paul Tellier et Michael Sabia sont des alliés depuis près de 20 ans. À l'époque, le nouveau titulaire du «bas de laine» des Québécois faisait sa marque dans la haute fonction publique à Ottawa. Loin des projecteurs, dans les années 80 et début 90, il joue un rôle clé dans l'instauration de la TPS. Un dossier chaud et très politique, qui a façonné ce diplômé de l'Université Yale.

Après la débâcle des conservateurs en 1993, Paul Tellier l'entraîne avec lui dans l'aventure du CN et en fait son vice-président. «C'était une boîte qui manquait d'énergie, qui n'avait pas de sens d'urgence, qui n'avait pas de rigueur analytique et qui ne se préoccupait pas du client, raconte M. Tellier. Un revirement s'imposait. J'avais besoin d'un bourreau de travail comme Michael, un gars qui n'avait pas besoin d'être conseillé à tous les jours et qui pouvait courir avec le ballon.» Un style de gestion qui lui colle encore aujourd'hui à la peau, et qu'il n'a pas l'intention d'abandonner à la porte de l'immeuble de la Caisse.

Racines ontariennes

La classe politique en parle déjà abondamment : Michael Sabia est un Ontarien. En bon ami, Paul Tellier a d'ailleurs été franc quand son ancien protégé lui a fait part de l'offre de la Caisse. «On est des collègues de longue date. Michael m'avait consulté et m'avait demandé s'il devait oui ou non considérer l'offre. Je lui ai dit que oui, il devrait. Mais que pour certains milieux, évidemment, nommer quelqu'un de non-Québécois, qui n'était pas né au Québec, qui n'était pas un francophone, ça soulèverait un tollé de critiques. Ces mêmes critiques-là le tiendraient responsable de la TPS, qui n'est pas une taxe très populaire, et le tiendraient responsable du fait que la transaction avec Teachers n'a pas eu lieu avec BCE.»

Un non-Québécois? Michael Sabia a pourtant vécu 16 années au Québec et possède une maison de campagne dans les Laurentides. «Mais il n'y va pas souvent, il travaille trop», précise Paul Tellier. Sa femme - la fille de l'ancien premier ministre canadien Lester B. Pearson - et sa fille sont parfaitement bilingues. Encore une fois, l'avocat Paul Tellier défend son ancien collègue à la table de décision de BCE quant à son manque de racines québécoises.

«C'est vraiment un individu pancanadien. D'abord, comme haut fonctionnaire fédéral, il a parrainé la TPS à travers le comité parlementaire. Ensuite au Canadien national. ; encore une fois, une approche pancanadienne. Et chez BCE, encore une fois, dimension internationale, dimension canadienne, d'un océan à l'autre, et ainsi de suite.»

Michael Sabia prend les commandes d'une caisse en plein tumulte, alors que l'institution doit se relever après avoir dévoilé des pertes historiques de 39,8 milliards $ en 2008.

«C'est justement ce défi qui l'intéresse, assure l'ancien pdg de Bombardier. La place que la Caisse joue dans les marchés de capitaux canadiens, le potentiel de la Caisse, mais aussi la nécessité de repenser certaines choses à la lumière de la conjoncture actuelle. C'est le genre de gars qui ne cherche pas une sinécure. Ça n'a jamais été un fonctionnaire qui fait du 9 à 5.»




L'unique Martin Brodeur

14 03 2009

( Mathias Brunet - La Presse ) - Martin Brodeur tentera, ce soir, au Centre Bell, d'égaler le nombre de 551 victoires en saisons régulières de Patrick Roy. Deux gardiens bien différents, écrit Mathias Brunet, mais deux grands.

Patrick Roy compte être au Centre Bell ce soir. Il tient à appuyer Martin Brodeur dans sa tentative de remporter une 551e victoire et d'ainsi égaler son record.

«Je veux qu'il sache que je suis vraiment content pour lui, confiait Roy ces derniers jours au téléphone. Je suis fier de sa carrière. C'est important pour moi de lui dire en personne et j'aimerais bien prendre quelques minutes pour jaser avec lui avant son entraînement du matin.»

À l'aube de battre le record détenu par Terry Sawchuk, Roy avait lui-même tenté de se rapprocher du clan Sawchuk. «Je le connaissais de nom, mais j'en savais peu sur lui. J'ai lu son livre, j'ai appris à le connaître, à savoir le genre de vie qu'il menait. Ça piquait ma curiosité. Après, j'ai eu la chance de rencontrer son fils. Dans le cas de Martin, c'est différent. Il a connu ma carrière parce qu'il a grandi à Montréal et qu'il a joué contre moi. Mais c'est important pour moi d'être sur place.» Roy semble serein à l'idée de voir son record battu. «Quand on s'affrontait en séries éliminatoires, on partageait le même objectif de remporter la Coupe Stanley; alors il y avait une compétition. Mais la journée où j'ai pris la décision de me retirer, je savais que c'était une question de temps avant que Martin ne batte mes records. Il aurait fallu que j'étire ma carrière, mais je n'étais pas prêt à le faire. Ce qui était important pour moi, ce n'était pas de m'attacher à des records, mais à des standards. À la fin, j'avais le sentiment du devoir accompli.»

De l'admiration

Roy dit avoir énormément d'admiration pour Brodeur, probablement parce qu'il est le mieux placé pour connaître les exigences requises pour exceller longtemps devant un filet.

«Martin a un niveau d'endurance extraordinaire. Je n'aurais pas été capable de jouer autant, pas avec le nombre de voyages au Colorado. On voyageait beaucoup trop et on changeait de fuseau horaire presque à chaque fois. C'était difficile pour moi de jouer plus de 65 matchs parce que je savais que ça hypothéquerait mes performances en séries éliminatoires.

«Il est dans un contexte idéal parce que les voyages se font très bien au New Jersey, poursuit Roy. Mais il en a joué des matchs. Et il fallait les gagner. Ce que je trouve fascinant chez lui, c'est que tout a toujours semblé facile. Pourtant, c'est difficile de maintenir de tels standards. On s'attend à ce que tu connaisses toujours de bons matchs. Et quand tu en connais un mauvais, tu dois revenir devant le filet et les gens veulent te voir rebondir. Physiquement, tu n'as pas le choix de prendre soin de toi. Tu ne peux pas avoir un train de vie à double sens. Tu dois accepter de prendre ça plus tranquille à domicile. Le plus difficile, c'est au niveau psychologique. Mais Martin a une belle approche. Il ne semble pas étouffé par la critique. C'est ce qui fait que ce gars-là peut jouer très longtemps.»

Des styles différents

Roy et Brodeur sont devenus les meilleurs de leur profession avec deux styles de jeu bien différents.

«Martin n'est pas un modèle sur le plan technique, note Roy. Il a un style un peu particulier. Il fait encore des glissades à deux jambières. Il protège le trou entre les deux jambières, mais pas nécessairement en papillon. Il a plutôt tendance à descendre avec un genou sur la glace. Ce qui est important, c'est que ça soit fonctionnel pour lui. C'est un gars unique en son genre. Il a des mains extraordinaires et des qualités athlétiques incroyables sans être le gardien le plus flexible. Il a probablement l'un des meilleurs gants de la Ligue.»

Le mentor de Roy, François Allaire, attache de l'importance à ce record de victoires. «Ça demande de la longévité dans ta carrière et beaucoup de matchs. Il faut que tu commences tôt, que tu ais une longue carrière, que tu joues pour un club qui gagne, confiait-il, hier, depuis sa résidence des Basses-Laurentides. Ça prend des circonstances aussi. Tu ne peux pas être blessé à tous les ans. Quand on parle de Roy et Brodeur, ce sont deux gardiens exceptionnels. Avoir pu se maintenir à un tel niveau pendant une si longue période sans être blessés, sans connaître d'années de misère, c'est exceptionnel. Tu regardes les gardiens qui ont 400 victoires et plus, il n'y en a pas des tonnes. Curtis Joseph, Ed Belfour, Terry Sawchuk, Jacques Plante, Glen Hall, Tony Esposito, Grant Fuhr.»

Allaire estime que Brodeur a oeuvré dans un contexte idéal, mais qu'il a le mérite d'avoir gagné ses matchs. «Il a trouvé le moyen de le faire au sein d'une organisation qui a un style de jeu typique aux Devils; mais peu importe, gagner des matchs dans la Ligue nationale, c'est dur. Patrick a peut-être eu moins de matchs. Commencer à Montréal, c'est différent que n'importe où ailleurs pour un jeune de 20 ans. C'est une situation qui est différente que de jouer aux États-Unis. Il y a une pression qui est différente que de jouer ailleurs, au niveau médiatique. Quand tu joues pour une organisation (comme les Devils) qui garde la même philosophie, qui garde le même directeur général pendant une longue période, c'est plus avantageux que d'arriver avec un club de l'expansion, ou une équipe qui change de direction à tous les deux ou trois ans. Mais au-delà de ça, tu dois gagner quand même, un match, c'est un match.»

Une aide réciproque

Joint hier midi à son bureau au New Jersey, le directeur général des Devils, Lou Lamoriello, n'a pas voulu relancer le débat sur l'influence de la qualité de la défensive des Devils sur les performances de Brodeur. «Les gens diront ce qu'ils voudront. Les habiletés de Martin parlent d'elles-mêmes. Il a remporté des Coupes du monde, des Jeux olympiques; il a eu du succès partout. Notre système de jeu aide Martin et Martin aide notre système. Ce dont nous sommes le plus fiers, c'est qu'il a joué tous ses matchs pour les Devils et qu'il terminera sa carrière au New Jersey.»

Stéphane Richer a eu le bonheur de jouer avec Roy, puis Brodeur, et de remporter la Coupe Stanley avec les deux.

«Les deux n'ont jamais accepté la défaite, confiait Richer, hier, dans l'autobus qui transportait les anciens joueurs du Canadien à Sept-Îles pour un match bénéfice. C'est peut-être ça le dénominateur commun. Ce sont deux gagnants. On comprend pourquoi ils sont numéro un et deux dans les statistiques.»

Roy et Brodeur étaient cependant bien différents, selon Richer. «Martin, s'il avait eu un mauvais match, était le premier à arriver sur la glace le lendemain pour recevoir des rondelles et s'améliorer. Ça m'avait toujours épaté de sa part. Pat (Patrick), c'était spontané; s'il n'était pas content, on le savait, mais ça ne durait pas longtemps. On pouvait être sûr que le match suivant, il livrerait une grande performance.»

Les deux gardiens avaient aussi des habitudes bien différentes avant les matchs. «C'était l'opposé, se rappelle Richer. Patrick restait seul à sa place, il ne parlait pas beaucoup et il ne fallait pas lui parler. Il ne fallait pas rentrer dans sa bulle. Martin, lui, pouvait être assis dans un sofa et jaser avec n'importe qui. J'en ai vu du monde calme, mais Martin aurait presque pu taper le bâton des gars. Le Québec est chanceux d'avoir pu compter sur deux grands gardiens comme eux. Moi, j'ai gagné la Coupe avec les deux. Je leur dois un gros merci.»

Lamoriello a rigolé, hier, lorsque je lui ai raconté l'histoire du recruteur des Capitals de Washington (aujourd'hui avec les Sharks de San Jose), Gilles Côté, qui s'était fait dire par l'entraîneur des gardiens des Caps, Warren Strelow, de ne pas repêcher Brodeur au neuvième rang de la première ronde en 1990 parce qu'il ne se déplaçait pas assez rapidement.

«Nous sommes très heureux qu'ils aient pris cette décision, a lancé Lamoriello en ricanant. Nous le trouvions tous bon. Mais si quelqu'un nous avait dit qu'il croyait à l'époque que Martin allait connaître la carrière qu'il connaît, c'était impossible. Mais c'est un travailleur acharné qui a analysé toutes les facettes de son métier, un athlète unique qui a aussi pu compter sur un grand complice, l'entraîneur des gardiens, Jacques Caron, qui est resté auprès de lui pendant toutes ces années.»




Boxe
Bute a fait ça vite

14 03 2009

( MARC TOUGAS - Le Journal de Québec ) - MONTREAL -- Tout est revenu à la normale pour Lucian Bute, vendredi soir au Centre Bell.

Le boxeur montréalais d'origine roumaine n'a même pas eu besoin de quatre rounds pour venir à bout du Colombien Fulgencio Zuniga et ainsi conserver son titre de champion du monde IBF des super-moyens devant 12 153 spectateurs.

Il a semblé pincer Zuniga au troisième round, puis encore à l'aide de plusieurs gauches au quatrième, dont une au corps qui a envoyé le Colombien au tapis. Celui-ci s'est relevé, mais Bute a ensuite accéléré la cadence, et l'arbitre américain Lindsey Page fils, devant la pétarade de coups, n'a eu d'autre choix que d'arrêter le combat à 2:25 de cette quatrième reprise.

Bute (24-0-0, 19 K.-O) effectuait une défense optionnelle face à Zuniga (22-4-1, 19 K.-O.). C'était la troisième fois qu'il défendait la ceinture qu'il a décrochée aux dépens d'Alejandro Berrio, le 19 octobre 2007.

C'est toutefois la première fois en neuf combats, soit depuis le 12 février 2005 contre Donnell Wiggins, que Bute mettait fin à un combat de manière aussi expéditive. Il avait alors réussi le K.-O. au deuxième round.

Bute n'aura donc pas vécu la même mésaventure qu'à son précédent duel, disputé contre Librado Andrade en octobre dernier. Il s'était alors effondré à la fin du 12e et dernier round, mais s'était relevé juste à temps pour éviter la disqualification. Il avait alors mérité la victoire par décision, mais les circonstances de la fin du combat avaient amené bien des observateurs à douter de la légitimité de sa victoire.

Bute désirait faire taire ces doutes, vendredi, avec une performance impeccable. Il avait promis de donner tout un spectacle, même une leçon de boxe à Zuniga. Ce qui a été fait.

La première étape menant à un combat revanche entre Bute et Andrade a maintenant été complétée. Reste maintenant à Andrade à remporter son combat éliminatoire contre Vitali Tsypko, le 4 avril prochain au Centre Bell, et il est fort probable qu'ils se retrouveront à l'automne, alors que l'athlète-vedette d'InterBox devra effectuer une autre défense obligatoire.

C'est à ce moment-là que Bute aura l'occasion de véritablement effacer le pénible souvenir de son duel contre Andrade.

****

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Cette victoire signifie que Lucian Bute se retrouvera dans l'arène au Colisée de Québec le 19 juin prochain.

Un gala de boxe qui sera l'occasion d'une grande fête de plusieurs jours dans la Capitale.




Richard Côté mis en demeure par les pompiers

14 03 2009

( Samuel Auger - Le Soleil ) - (Québec) - Le conseiller municipal Richard Côté se trouve dans l'embarras à la suite de ses propos controversés tenus publiquement jeudi.

L'Association des pompiers professionnels de Québec lui a expédié hier une mise en demeure, l'accusant d'avoir soutenu que les moyens de pression des pompiers mettraient en péril la sécurité de la population.

«Vous auriez déclaré que des mouvements de véhicules d'intervention seraient effectués, rendant le temps de réponse à certaines alertes plus long», peut-on lire dans le document dont Le Soleil a obtenu copie. «Aucun geste ou action pouvant mettre en péril la sécurité des citoyens n'est posé par les membres qu'elle représente», précise-t-on.

Le syndicat des pompiers dénonce également les allusions de M. Côté selon lesquelles des dizaines de citoyens attendraient toujours le dédommagement d'après-sinistre de leur assureur, car les pompiers n'auraient pas produit certains rapports. Le président du syndicat, Éric Gosselin, soutient avoir demandé à la Ville quels étaient les dossiers pour lesquels il manquerait un rapport, une requête demeurée sans réponse jusqu'ici.

Richard Côté n'a pas rappelé Le Soleil, hier soir.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

14 03 2009

Prévisions émises à : 5h00 HAE le samedi 14 mars 2009

Aujourd'hui

Ennuagement graduel. Vents devenant du sud-ouest à 20 km/h tard ce matin. Maximum moins 2.

Ce soir et cette nuit

Nuageux. 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Vents d'ouest de 20 km/h. Minimum moins 5.

Dimanche

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige en matinée. Dégagement en après-midi. Maximum plus 1.

Lundi

Ensoleillé. Minimum moins 13. Maximum moins 1.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 7. Maximum plus 5.

Mercredi

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses. Minimum zéro. Maximum 6.

Jeudi

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 5. Maximum moins 1.

Vendredi

Ensoleillé. Minimum moins 12. Maximum moins 2.




Nathalie Simard et son conjoint condamnés à payer 100 000$

14 03 2009

( Agence QMI - Stéphane Dion ) - La chanteuse Nathalie Simard et son conjoint, Lévy Guay, sont condamnés à payer 100 000 $ à l’ex-conjointe de ce dernier pour bris de contrat.

Dans un jugement écrit, rendu jeudi soir, dont Le Journal a obtenu une copie, le juge de la Cour supérieure du Québec oblige Nathalie Simard à honorer une entente hors cour conclue le 3 juillet dernier.

L’honorable Roger Banford accueille donc favorablement la requête en homologation de transaction présentée par Audrey Sergerie.

La femme de Jonquière a intenté, en avril 2008, une poursuite de 2,3 millions contre le couple parce que l’interprète avait annulé sa tournée de spectacles qu’elle produisait, avant de s’enfuir en République dominicaine avec son mari.

Mère de deux enfants, Mme Sergerie est soulagée par la décision du tribunal. «Ma cliente est très heureuse de mettre un terme à toute cette histoire, rapporte son avocat, Me Yves Laperrière. Ça lui permet de fermer ce dossier pour passer à autre chose. Elle a trouvé ça très difficile.»

L’avocat de Mme Sergerie qualifie cette histoire d’événement regrettable qui a causé des torts considérables à sa cliente. Il précise qu’elle a perdu sa maison depuis et qu’elle a dû payer des dettes importantes.

«C’est un baume, mais ce n’est pas une réparation intégrale, soutient-il. Elle a vécu une tempête médiatique malgré elle. Si le dossier s’était réglé le 3 juillet, ça aurait permis d’éviter beaucoup de frais.»

Déclaration surprenante de Nathalie

Afin de mettre un terme au litige, le couple Simard-Guay en serait venu, selon la preuve, à un accord avec Mme Sergerie. L’artiste a cependant nié avec instance, lors de son témoignage du 4 mars, avoir conclu une entente à l’amiable.

Elle avait alors déclaré: «Dans ma vie, on a abusé de mon corps. On a abusé de mon esprit. On a abusé de mon argent. C’est assez. J’ai respecté mes engagements envers Mme Sergerie, je ne lui dois rien et je vais me tenir debout.»

Des déclarations surprenantes, selon le juge Banford: «Mme Simard a clamé haut et fort, lors de son témoignage, qu’elle n’avait jamais accepté de verser un sou à qui que ce soit pour régler ce dossier. Cette affirmation étonne, puisque c’était la première fois que la défenderesse dénonçait l’existence d’un prétendu vice de consentement affectant la transaction en cause.»

Cette décision de la Cour supérieure vient mettre un terme à la saga juridique entre Audrey Sergerie et le couple Simard-Guay à moins que ceux-ci fassent appel du jugement dans un délai de 30 jours.




Nathalie Simard et son conjoint condamnés à payer 100 000$

14 03 2009

( Agence QMI - Stéphane Dion ) - La chanteuse Nathalie Simard et son conjoint, Lévy Guay, sont condamnés à payer 100 000 $ à l’ex-conjointe de ce dernier pour bris de contrat.

Dans un jugement écrit, rendu jeudi soir, dont Le Journal a obtenu une copie, le juge de la Cour supérieure du Québec oblige Nathalie Simard à honorer une entente hors cour conclue le 3 juillet dernier.

L’honorable Roger Banford accueille donc favorablement la requête en homologation de transaction présentée par Audrey Sergerie.

La femme de Jonquière a intenté, en avril 2008, une poursuite de 2,3 millions contre le couple parce que l’interprète avait annulé sa tournée de spectacles qu’elle produisait, avant de s’enfuir en République dominicaine avec son mari.

Mère de deux enfants, Mme Sergerie est soulagée par la décision du tribunal. «Ma cliente est très heureuse de mettre un terme à toute cette histoire, rapporte son avocat, Me Yves Laperrière. Ça lui permet de fermer ce dossier pour passer à autre chose. Elle a trouvé ça très difficile.»

L’avocat de Mme Sergerie qualifie cette histoire d’événement regrettable qui a causé des torts considérables à sa cliente. Il précise qu’elle a perdu sa maison depuis et qu’elle a dû payer des dettes importantes.

«C’est un baume, mais ce n’est pas une réparation intégrale, soutient-il. Elle a vécu une tempête médiatique malgré elle. Si le dossier s’était réglé le 3 juillet, ça aurait permis d’éviter beaucoup de frais.»

Déclaration surprenante de Nathalie

Afin de mettre un terme au litige, le couple Simard-Guay en serait venu, selon la preuve, à un accord avec Mme Sergerie. L’artiste a cependant nié avec instance, lors de son témoignage du 4 mars, avoir conclu une entente à l’amiable.

Elle avait alors déclaré: «Dans ma vie, on a abusé de mon corps. On a abusé de mon esprit. On a abusé de mon argent. C’est assez. J’ai respecté mes engagements envers Mme Sergerie, je ne lui dois rien et je vais me tenir debout.»

Des déclarations surprenantes, selon le juge Banford: «Mme Simard a clamé haut et fort, lors de son témoignage, qu’elle n’avait jamais accepté de verser un sou à qui que ce soit pour régler ce dossier. Cette affirmation étonne, puisque c’était la première fois que la défenderesse dénonçait l’existence d’un prétendu vice de consentement affectant la transaction en cause.»

Cette décision de la Cour supérieure vient mettre un terme à la saga juridique entre Audrey Sergerie et le couple Simard-Guay à moins que ceux-ci fassent appel du jugement dans un délai de 30 jours.




Nathalie Simard et son conjoint condamnés à payer 100 000$

14 03 2009

( Agence QMI - Stéphane Dion ) - La chanteuse Nathalie Simard et son conjoint, Lévy Guay, sont condamnés à payer 100 000 $ à l’ex-conjointe de ce dernier pour bris de contrat.

Dans un jugement écrit, rendu jeudi soir, dont Le Journal a obtenu une copie, le juge de la Cour supérieure du Québec oblige Nathalie Simard à honorer une entente hors cour conclue le 3 juillet dernier.

L’honorable Roger Banford accueille donc favorablement la requête en homologation de transaction présentée par Audrey Sergerie.

La femme de Jonquière a intenté, en avril 2008, une poursuite de 2,3 millions contre le couple parce que l’interprète avait annulé sa tournée de spectacles qu’elle produisait, avant de s’enfuir en République dominicaine avec son mari.

Mère de deux enfants, Mme Sergerie est soulagée par la décision du tribunal. «Ma cliente est très heureuse de mettre un terme à toute cette histoire, rapporte son avocat, Me Yves Laperrière. Ça lui permet de fermer ce dossier pour passer à autre chose. Elle a trouvé ça très difficile.»

L’avocat de Mme Sergerie qualifie cette histoire d’événement regrettable qui a causé des torts considérables à sa cliente. Il précise qu’elle a perdu sa maison depuis et qu’elle a dû payer des dettes importantes.

«C’est un baume, mais ce n’est pas une réparation intégrale, soutient-il. Elle a vécu une tempête médiatique malgré elle. Si le dossier s’était réglé le 3 juillet, ça aurait permis d’éviter beaucoup de frais.»

Déclaration surprenante de Nathalie

Afin de mettre un terme au litige, le couple Simard-Guay en serait venu, selon la preuve, à un accord avec Mme Sergerie. L’artiste a cependant nié avec instance, lors de son témoignage du 4 mars, avoir conclu une entente à l’amiable.

Elle avait alors déclaré: «Dans ma vie, on a abusé de mon corps. On a abusé de mon esprit. On a abusé de mon argent. C’est assez. J’ai respecté mes engagements envers Mme Sergerie, je ne lui dois rien et je vais me tenir debout.»

Des déclarations surprenantes, selon le juge Banford: «Mme Simard a clamé haut et fort, lors de son témoignage, qu’elle n’avait jamais accepté de verser un sou à qui que ce soit pour régler ce dossier. Cette affirmation étonne, puisque c’était la première fois que la défenderesse dénonçait l’existence d’un prétendu vice de consentement affectant la transaction en cause.»

Cette décision de la Cour supérieure vient mettre un terme à la saga juridique entre Audrey Sergerie et le couple Simard-Guay à moins que ceux-ci fassent appel du jugement dans un délai de 30 jours.




Deux enfants manquants d'un centre jeunesse retrouvés

14 03 2009

( La Presse Canadienne ) - Les deux garçons de 8 et 10 ans qui manquaient à l'appel vendredi matin, à Sherbrooke, ont finalement été retrouvés en fin d'après-midi.

Quatre enfants s'étaient enfuis plus tôt du centre jeunesse Val-du-Lac à Sherbrooke. Deux d'entre eux avaient été retrouvés, mais les intervenants du centre avaient contacté les policiers à 11h, pour souligner que deux autres garçons étaient toujours en fugue.

Une vaste opération de recherches a eu lieu vendredi dans le secteur du Lac Magog. Les autorités pensaient que les enfants se cachaient dans l'un des boisés environnants ou qu'ils profitaient du lac gelé pour se rendre dans le secteur du mont Orford.

La Sûreté du Québec avait fait venir un hélicoptère et un maître-chien.




Bute reste champion!

14 03 2009

( Stéphanie Morin - La Presse ) - Les derniers doutes concernant Lucian Bute se sont envolés vendredi soir au Centre Bell.

Le Québécois d'origine roumaine a complètement dominé son adversaire, le Colombien Fulgencio Zuniga, avant de lui passer le knock-out à deux minutes et 25 secondes du quatrième round. Les quelque 12 000 personnes se sont levées d'un bloc. Après la victoire des Québécois en sous-carte, la soirée a été parfaite.Tout au long de ce ronde, Bute a asséné de lourdes gauches à la tête du Colombien. Il a cogné une fois, deux fois, trois fois... Toujours la gauche. Toujours solides. Puis est venu un terrible crochet de gauche dans le plexus... Zuniga a fini par tomber dans les câbles. Il s'est remis debout de peine et de misère.

Mais son calvaire n'a fait que continuer. Frais comme une rose, à peine essoufflé, Bute est revenu à la charge plus fort encore. L'arbitre américain - comme l'avait exigé le clan Zuniga - a décidé que c'en était assez. Bute l'emporte donc par knock-out technique. Sa fiche reste parfaite, à 24-0-0, 19 KO. Et plus précieux encore, il conserve sa ceinture de champion de l'IBF.

Au premier round, les styles des deux boxeurs se sont révélés tout de suite. Zuniga s'élançait avec force, il attaquait, fonçait presque tête baissée. Bute, de son côté, analyse, étudie. Et il touche. Il a placé quelques bons coups à la tête. Ses coups sortaient vite et ses gants perçaient rapidement les failles du Colombien.

Dès le deuxième round, le ton était donné. La victoire, Bute et la foule le savaient, n'était qu'une question de temps.

«Personne n'avait passé le knock-out à ce gars là aussi vite, lance le président d'Interbox, Jean Bédard. Tu sentais que Lucian voulait effacer tous les doutes qui restaient après son combat contre Librado Andrade. Il avait du chien.»

Bute a vaincu celui que la télévision américaine lui avait envoyé dans les pattes en usant de son arme de prédilection: la gauche. «J'ai travaillé avec Stéphan (son entraîneur). J'ai visionné plusieurs de ses combats. Je savais que je pouvais le frapper au foie», a lancé Bute.

Cette victoire plus que convaincante pourrait lui ouvrir bien des portes pour ses prochaines défenses. Chose certaine, Librado Andrade, qui était présent vendredi, attend son tour avec impatience.

Et Zuniga? Il a fait son entrée dans l'enceinte du Centre Bell sur une musique pop colombienne: Mejores tiempos. «Des temps meilleurs». C'est sans doute ce qu'il souhaitait pour ce soir...

****

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Cette victoire de Bute est une excellente nouvelle pour la Ville de Québec.

Lucian Bute remettra son titre en jeu le 19 juin prochain lors d'un grand gala de boxe au Colisée de Québec.

Plusieurs manifestations seront organisées dans la Capitale dans les jours précédant le gala.




Station spatiale internationale
Transmission vidéo en direct de l'ISS sur le Web

14 03 2009

( Associated Press - Seth Borenstein ) - La NASA a débuté la diffusion, sur Internet, de vidéo en direct de l’extérieur de la Station spatiale internationale (ISS), mais il y a un bémol à l’expérience: la diffusion en ligne n’est offerte que lorsque l’équipage de l’ISS est endormi ou ne travaille pas.

La raison est simple: la NASA ne dispose que de quatre canaux de transmission des données reliant l'ISS à la Terre et souhaite les réserver entièrement aux opérations quotidiennes lorsque l’équipage est éveillé et travaille, explique le porte-parole Kelly Humphries.

La NASA a aussi décidé de ne pas diffuser d’images de l’intérieur exigu de la station pour préserver l’intimité des astronautes.

Lorsque l’équipage dort et que la diffusion en continu sur le Web est active, les caméras montre la Terre, d’autres parties du «ciel» ou encore l’extérieur de la station spatiale, tandis qu’elle poursuit sa course en orbite à 360 kilomètres de la Terre.

Le reste du temps, lorsque l’équipage est éveillé, les internautes ont accès à une illustration dynamique situant l’ISS sur une carte ou encore à un bulletin de nouvelles fraîches de la NASA sur les primeurs en matière d’exploration spatiale.

La diffusion de vidéo en continu comprend les communications radio entre le centre de contrôle de la mission et l’ISS.

La NASA produit déjà une émission quotidienne d’environ une heure en direct de l’ISS, incluant des commentaires du centre spatial Johnson à Houston. Ce programme sera maintenant accessible à partir du site Web de la NASA.

( Sur Internet: vidéo en direct de l’ISS )

( Traduit par Canoë )